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LES
INFIRMIERES RACONTENT...
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Les parents aussi profitent de nos soins !
Quand j'arrive dans le sevice, l'infirmière me donne le
rapport des enfants et me parle surtout d'une fille de 4 ans opérée
des amygdales qui n'arrête pas de pleurer.
Apparemment ça ne peut pas être à cause de la douleur
car elle a reçu suffisamment d'antalgique.
Elle me parle également de la maman, agitée et anxieuse.
Quand j'arrive dans la chambre, je vois en effet une petite fille en
larmes et une maman plutôt stressée.
Je me présente et j'essaie d'entrer en contact avec la petite
fille, mais pas moyen, elle refuse tout contact.
Je me tourne alors vers la maman et je lui demande comment elle va
?
En peu de temps elle me raconte sa vie. Elle a deux enfants sourds dont
la petite fille qui est là, et son mari l'est également.
A la maison, c'est elle qui doit s'occuper de tout, son mari ne peut
pas faire grande chose. Elle a donc toutes les responsabilités.
Elle me confie que c'est très lourd, et qu'elle n'a jamais une
minute pour elle.
Je lui dis que c'est important qu'elle se réserve des moments
pour prendre soin d'elle. Par exemple, quand elle va en commission elle
peut ne pas rentrer tout de suite, aller boire un café, s'acheter
des fleurs ou s'arrêter dans une boutique, etc..
Le fait d'avoir pu me dire sa souffrance l'a calmée et sa fille
également s'est calmée... Elle a arrêté de
pleurer !
Nous avons fait un jeu toutes les trois.
A la fin d'un soin nous donnons toujours un petit cadeau aux enfants.
J'ai décidé de donner aussi un petit ours en peluche à
la maman et lui ai dit : ce petit ours sera un rappel de prendre plus
de temps pour vous, vous en avez le droit, vous êtes importante.
Elle a été très touchée. Elle avait les
larmes aux yeux et elle m'a promis qu'elle ferait plus attention à
elle à l'avenir.
Quand je les ai quittées, j'ai laissé une maman et sa
petite fille, les deux souriantes et détendues.
Tu as réussi petit homme
J'entre dans la chambre de Marc. Marc est un enfant au regard vif, mais
il ne parle pas et ne bouge pas comme les autres enfants. Je lui propose
ainsi qu'à la maman qui est à ses côtés,
de faire une empreinte de sa main. Maman me dit que je peux le faire.
Je vais chercher une magnifique peinture rouge, un pinceau, de l'eau
et une feuille.
La main que Marc utilise le plus est sa main gauche, toutefois je ne
peux pas peindre cette main, puisqu'elle est emballée dans un
gros pansement. Je peins donc la main droite de Marc. Sa petite main
est bien ouverte. Toutefois j'ai oublié un détail, Marc
peut être parfois très spastique et sa petite main se referme
très fort. Dès lors comment faire une empreinte de main
J'ai regardé Marc et lui ai expliqué que ce n'était
pas un problème, que nous ferions une empreinte de doigt. Je
lui ai pris son petit doigt et ai fait l'empreinte. Sa maman a dit qu'elle
mettrait l'empreinte dans le journal de Marc, journal qu'il aimait voir
et qui lui montrait son chemin de vie.
C'est alors que Marc m'a regardé et a ouvert sa main, il s'est
concentré pour y arriver, y est même arrivé deux
fois. C'était merveilleux, il avait réussi, et de la main
qu'il n'utilisait pas d'habitude. J'ai échangé un regard
avec la maman
sans rien dire. Les mots auraient été
de trop.
J'ai ensuite lavé sa petite main avec une éponge et du
savon et il souriait.
Jamais je n'oublierai le regard de Marc et sa volonté. Merci
petit bout d'homme.
Des liens se tissent...
J'entre dans la chambre de deux adolescentes et je leur propose de jouer
au UNO, jeu de cartes bien connu. Les parties se suivent et nous prenons
un énorme plaisir à jouer ensemble.Chacune connaît
des règles de jeux différentes que nous ajoutons aux règles
de base. Le temps passe trop vite et je dois penser à aller voir
les autres enfants du service.
C'est alors que je me dis que je pourrais poursuivre mon Chariot Magique
au-delà des murs de l'hôpital. Je demande aux deux filles
si elles veulent bien me donner leur numéro de portable, je pourrai
ainsi leur envoyer des messages. Je me suis sentie très proche
de ces deux adolescentes et n'avait aucune envie d'arrêter là
le chemin
.
Elles acceptent, bien sûr, elles ne sont pas obligées de
me répondre, elles n'ont pas beaucoup d'argent.
Nous avons échangé quelques messages et puis elles sont
sorties de l'hôpital et les messages se sont arrêtés.
Toutefois, un jour je reçois un message d'une d'entre elles.
Elle me demande comment je vais, je lui demande comment elle se sent.
Elle me répond qu'elle doit être hospitalisée pendant
trois mois.
Nous échangeons quelques mots, elle a pu ainsi confier une partie
de son angoisse à l'infirmière du Chariot Magique.
Il est vital parfois, simplement de pouvoir se confier à quelqu'un.
Régulièrement je lui écris pour lui dire que je
pense très fort à elle et qu'elle doit prendre soin d'elle.
J'ai retrouvé l'autre adolescente à l'hôpital et
c'était une grande joie. Nous avons refait de nombreuses parties
de UNO et de Coco Crazy. Elle me battait chaque fois. Elle chante aussi
bien, non mieux que Cindy !
Elle m'a dit : "Ici, à l'hôpital, la seule chose qui
est bien c'est le Chariot Magique !"
Je vous embrasse les filles.
Une petite pause bénéfique
Justine est hospitalisée depuis plusieurs jours. Elle ne mange
plus et elle est couverte de boutons. Personne ne sait vraiment ce dont
elle souffre et des examens de laboratoire sont en cours. Sa maman, qui
est accompagnante, a très envie de sortir un peu de la chambre.
A peine entrée dans la chambre, j'ai commencé de jouer
avec Justine. Juste avant mon arrivée, sa maman avait essayé
de lui donner à manger, sans aucun succès. Comme j'étais
présente pour un moment, sa maman m'a demandé l'autorisation
de sortir un peu, ce que j'ai bien évidemment accepté.
Mon rôle est aussi d'aider et de soulager les parents.
Pendant l'absence de maman, Justine joue avec plaisir et l'idée
me vient d'essayer de lui donner à manger. Incroyable mais vrai
..
Justine accepte de manger un yaourt entier ! Quand sa maman revient,
elle n'en croit pas ses yeux
. C'est l'effet magique du chariot
MAGIQUE.
Une personne à qui parler
Pablo n'arrivait pas à dormir, il a alors avalé une grande
quantité de somnifères. C'est la raison de son hospitalisation.
Je vais le voir et lui demande ce qui lui ferait plaisir. Il m'explique
qu'il n'a pas l'autorisation de sortir de sa chambre sans être
accompagné. Sa plus grande envie serait d'aller fumer une cigarette,
mais il ne peut le faire que si je l'accompagne à la cafétéria.
Pour moi, c'est une demande très particulière. Au départ
elle me surprend, mais après réflexion, j'accepte. Je
vérifie auparavant si ses parents sont au courant qu'il fume,
ce qu'il confirme. Je demande aussi aux infirmières du service
si elles m'autorisent à l'accompagner, et nous partons à
la cafétéria.
Nous passerons un moment d'échange extraordinaire. Dans la discussion,
Pablo m'explique qu'il ne voulait pas mourir... Il voulait simplement
pouvoir dormir.
Il me parle aussi de sa passion, le ski, qu'il apprécie parce
que l'on se fait tirer jusqu'en haut pour ensuite se laisser glisser
jusqu'en bas
.
Bonne chance Pablo, et merci pour ce bon moment !
Transcender les apparences
Ce petit garçon est entré à l'hôpital pour
se faire opérer un il coquin, baladeur, regardant du côté
opposé.
Ce matin même, il l'a confié aux mains expertes d'un médecin,
chargé de le remettre dans le droit chemin.
Poussant mon chariot par la porte de sa chambre, je le rencontre peu
après l'opération.
Comme d'autres avant lui, tant d'enfants ébahis, il pousse un
grand " waooooo" d'admiration à la vue de l'engin multicolore
aux mille et un trésors.
Alors que sa maman, à son chevet, saisit au vol mon invitation
à une petite pause café bien méritée, j'apprivoise
doucement le petit garçon.
Faisant plus ample connaissance, je le guide dans son choix d'activité.
Bricolage ? Jeu ? Histoire ?
Ses yeux à lui brillent à l'idée d'un maquillage.
Ensemble, couleur après couleur, nous assistons à la métamorphose
de l'enfant à l'il blessé en
pirate !
Son pansement s'intègre à merveille dans la composition
du personnage !
Pas peu fier, le voilà trônant dans son lit, miroir en
main, sourire aux lèvres.
Le plaisir de se montrer ainsi à maman rajoute une touche de
gaité à la scène
Et voilà l'infirmière chargée des soins au petit
malade qui immortalise l'instant au Poloroïd !
Merci petit pirate !
Un bel arbre de vie
Lors de mon soin ludique avec le Chariot Magique, j'ai rencontré
un petit garçon en chimiothérapie. Cela faisait plus d'un
an qu'il subissait régulièrement son traitement. A chaque
fois que le Chariot Magique roulait vers lui, il oubliait tous les moments
difficiles et ses yeux se plongeaient sur le chariot.
Ses préférences étaient de bricoler et de faire
de la peinture à doigts. Bien sûr, il aimait aussi tester
les multiples jeux qui se trouvaient sur notre Chariot Magique.
Ce jour-là, le petit garçon a décidé de
bricoler. Je lui ai proposé de choisir un modèle, pour
le décorer ensuite avec des boulettes de papier de soie, de différentes
couleurs. Notre jeune garçon a choisi un grand arbre et des boulettes
vertes, brunes et rouges.
Je lui ai demandé pourquoi il avait préféré
l'arbre ? Il m'a alors répondu : " Tu sais, je ne vais pas
bien, mais l'arbre redonne toujours des pommes ! " Quelle surprenante
réponse de la part d'un petit garçon de 4 ans!
Notre jeune patient a bricolé un magnifique arbre de vie, qu'il
a d'ailleurs laissé à l'hôpital. Car à peine
3 semaines plus tard, il est parti rejoindre le monde des anges
Auprès d'un nouveau-né
Naître. Venir au monde. Oser le grand passage du dedans au dehors.
Voilà le défi lancé à chaque petit être.
Héroïque, ce voyage vers la lumière brute, ce bond
dans un univers de sensations nouvelles.
Et puis il y a toi, petit être meurtri, dont j'entends encore
les cris résonnant comme des plaintes.
Toi, tu as dû lutter pour t'extraire du cocon, tout coincé
que tu étais... Tiré, poussé, tu es venu chercher
ton premier souffle dans un tumulte de ventouses et forceps.
Penchée au-dessus de ton berceau, j'aimerais être une
fée pour t'enlever, d'un coup de baguette magique, toutes ces
souffrances...
J'ose à peine te toucher, mais tu guides mes gestes, tu m'inspires
une douceur absolue.
Une musique légère, aux accords timides semble t'apaiser
mieux que je ne pourrais le faire. Je te sens réconforté,
si paisible soudain, que l'infirmière veillant sur toi en profite
pour faire ses contrôles.
Petits instants merveilleux bien au-delà des mots...
Au-delà des mots
Bonjour petit bout d'chou,
L'infirmière qui s'occupe de toi m'a prévenue de ton handicap
et de ta cécité. Je décide donc d'entrer dans ta
chambre tout discrètement pour ne pas te surprendre ni t'affoler.
Arrivée à ton chevet, je m'adresse à toi d'une
voix douce et me présente tout en prenant gentiment ta main et
en te caressant le visage. Tu tournes alors ta tête vers moi,
et bien que tu ne pas puisses me voir, je sais, à ce moment précis,
que tu es avec moi, que le contact est établi et que nous pourrons
passer un bon moment ensemble.
Je te confie alors que je me sens bien démunie vis-à-vis
de toi. Que va-t-on pouvoir faire tous les deux pendant ce moment que
je passerai avec toi ? Au moment où je te raconte tout cela,
une envie de te prendre dans mes bras et de ta câliner s'empare
de moi. D'ailleurs, le fauteuil proche de ton lit semble nous attendre.
Je ne cherche pas d'autres idées et fais suite à cette
envie qui se présente. En te prévenant de mon intention,
je te sors de ton lit et m'assieds sur le fauteuil en étant très
attentive à ce que tu sois confortablement installé.
A quatre ans, tu pèses déjà quelques kilos et très
vite, mes bras et mon dos se fatiguent sous ton poids. Je réalise
alors combien je ne suis pas vraiment bien. Comment profiter au maximum
de ce moment avec toi si je ne suis pas, moi aussi, confortablement
installée ?
Je te repose dans ton lit, le temps de trouver un coussin pour pouvoir
m'installer de façon confortable puis je te reprends et je "nous"
réinstalle en étant attentive cette fois à ton
confort et au mien. Maintenant, tout est parfait et nous allons pouvoir
profiter tous les deux de cet instant magique.
Je me mets à te parler doucement, à te chantonner des
chansons, à te caresser. Puis, sentant ton petit corps si confiant
contre le mien, je fais silence et me laisse aller à profiter
tout simplement du bien-être que je ressens.
Mais tout à coup, je pense aux autres enfants qui attendent ma
visite. Une vague de panique déferle sur moi à l'idée
de devoir te reposer dans ton lit et te quitter
Ce sentiment de
te laisser m'est tellement douloureux que je ne sais pas comment faire
pour me sortir de cette situation. Il y a cette chose au fond de moi
qui a si mal de devoir te reposer dans ton lit et de te quitter en te
laissant tout seul dans cette chambre. J'ai l'impression de t'abandonner.
A nouveau, je te confie ce que je ressens et te fais part de cette douleur
qui m'habite. Il se passe alors une chose tellement incroyable que j'en
reste bouche bée. Tranquillement, tu te détaches de moi
et me repousses gentiment de tes petites mains. A ta manière,
tu me montres que tu as tout compris et que tu es prêt à
retourner dans ton lit.
Je découvre alors le " géant " que tu es, toi
le petit garçon aveugle et handicapé que je tiens dans
mes bras. Infiniment touchée, je te repose délicatement
dans ton lit en te remerciant de ton aide si précieuse et je
te quitte en te faisant un dernier câlin.
"Instant magique"
Il arrive parfois qu'un petit enfant malade arrive à
l'hôpital suffisamment mal en point pour que le médecin
décide de l'hospitaliser, sans pour autant savoir de quoi il
souffre exactement. Commence alors pour ce petit, toute une batterie
d'examens souvent douloureux et invasifs.
J'ai vécu cette situation avec toi, petit garçon de trois
ans et demi. Comment t'expliquer que l'espérance de ta guérison
devait passer par toute cette souffrance. Soutenir ton regard craintif,
implorant une libération providentielle m'était très
difficile et ton "Arrêtez, mais arrêtez !" lancé
à corps et à cris, résonne encore dans ma tête.
Peu avant la prise de sang tant redoutée, j'avais tenté
d'apprivoiser ta confiance au travers d'un Chariot Magique plutôt
exigeant. Voitures ? Marionnettes ? Histoire ? J'avais accueilli chacun
de tes refus comme le signe d'un merveilleux regain d'énergie,
cantonné que tu étais, dans ton seul espace de liberté.
J'avais compris ta méfiance.
Puis vint le moment du soin, inévitablement... Dans un grand
ballet de blouses blanches, ta maman à tes côtés,
tu as protesté de tout ton corps, de tout ton être. Alors
que j'essayais en vain de capter ton attention avec une marionnette
et des bulles de savon, le médecin, affairé à te
piquer, t'a simplement encouragé à crier plus fort, encore
plus fort. C'est exactement ce dont tu avais besoin à ce moment-là.
Cette histoire montre que l'"instant magique" se situe bien
au-delà de toute animation, distraction, diversion, mais qu'il
s'exprime bien plus dans une capacité à accueillir l'enfant
dans son sentiment du moment.
Partie de cache-cache ?
Lorsque j'entre dans la chambre de ce petit garçon de 3 ans, je le trouve en train de se réveiller de sa narcose. Il a été opéré le matin même et a la chance d'avoir ses deux parents à ses côtés, lors de son retour dans le service.
Après une intervention chirurgicale, le réveil n'est pas toujours des plus agréable. La douleur se mêle à l'étrange sentiment de ne plus trop savoir où l'on est et les souvenirs sont parfois bien embrouillés. Dans ces conditions, comment en vouloir à ce petit bout de chou qui pleurniche au fond de son lit et qui se demande ce qui lui est arrivé ? Bien que papa et maman soient présents, il ne reconnaît rien de tout ce qui l'entoure.
Non seulement il est perdu dans ce milieu inconnu, mais en plus, ses deux bras sont entravés. A droite, un épais brassard entoure son petit bras et est relié par un tuyau à une drôle de machine, qui, tous les quarts d'heure, se met à serrer très fort. Il s'agit du monitoring qui surveille sa tension artérielle et ses pulsations. A gauche, sa main est recouverte d'un énorme bandage, duquel dépasse un tuyau en plastique transparent qui lui, est rattaché à un sachet contenant du liquide. C'est une perfusion.
A moitié réveillé, notre petit bonhomme découvre tout cela avec stupéfaction. Il se met alors à toucher sa main gauche, juste à l'endroit où est posé son goutte-à-goutte. Ce geste n'échappe pas à ses parents, qui immédiatement lui demandent de ne rien toucher. Mais Jaime a une idée fixe et incessamment, sa main droite vient se poser sur sa main gauche, à cet endroit si délicat.
Ses parents, tout angoissés, craignent qu'il n'arrache sa perfusion. A chaque fois qu'il approche sa petite main ils lui rappellent qu'il n'a pas le droit de toucher ce pansement et tentent de l'en empêcher sans pouvoir lui exprimer leur crainte. Jaime ne veut rien entendre, se débat et commence à s'agiter. Papa et maman aussi s'énervent et je sens monter la tension…
Quelle aide apporter, dans cette situation ?
Je m'approche de Jaime et je commence à le questionner sur ce pansement. Est-ce que cela fait mal à cet endroit ? Devant sa réponse négative, je continue de le questionner pour tenter de cerner ce qui le dérange vraiment jusqu’à ce qu'il puisse me dire qu'il n'aime pas voir ce pansement et ce tuyau.
Je lui suggère alors de jouer à cache-cache avec ce pansement, proposition à laquelle il adhère tout de suite. Ensemble, nous cherchons ce qui pourrait convenir pour dissimuler au mieux ce bandage. Je lui montre plusieurs choses qui pourraient faire l'affaire et, finalement, Jaime arrête son choix sur une petite peluche rose. Nous trouvons ensuite un beau ruban pour pouvoir attacher cette peluche sur le bandage. Munie de ce matériel, je peux réaliser le camouflage parfait !
Content de ne plus voir ce qui le dérangeait tant, Jaime retrouve le calme et le sourire sous le regard rassuré de papa et maman.
Alex et Thibault nous remercient !
Bonjour,
Nous sommes deux petits garçons, âgés maintenant
de 9 mois. Nous nous prénommons Alex et Thibault.
Pressés de faire la connaissance de notre grande soeur Pernelle,
de Papa et de Maman, nous nous invitons dans votre monde un peu trop
tôt. Après un petit séjour au CHUV, nous sommes
accueillis en néonatologie à Sion.
Même si nous sommes petits et que nous dormons beaucoup, nous
apprécions la visite du Chariot Magique avec Lili,
Monique et Magali. Maman a d'ailleurs constitué une boîte
magique, faite de nos petits trésors et souvenirs : les autocollants
du Chariot Magique sont là!
Merci donc à toutes de ce bel élan d'amour et de générosité.
Merci de nous avoir montrer que nous avions bien fait de nous accrocher
à la vie. Maman nous dit que nos sommes des champions, mais c'est
aussi grâce à vous.
Avec la même simplicité qu'avec laquelle vous vous êtes
occupées de nous, nous vous disons MERCI !
Thibault et Alex